Longer les murs, nos yeux à terre ne croisent plus les regards, le gris du ciel, ça nous rassure, comme un étau sur nos étoiles, pardonnez-nos errances, si on ne sait plus ou aller, sous nos faux airs de démence il y a le vide et les regrets.
On a l'air si seul ensemble, nos solitudes se ressemblent. On a l'air si seul ensemble, qu'un vent nous rassemble.
Bien rangés dans nos abimes à douze étages, rats des villes immobiles, seuls dans nos lits cages, des révolutions qu'on attend plus, une génération déçue, les illusions un peu perdues, nous on sait, on ne croit plus.
On a l'air si seul ensemble, nos solitudes se ressemblent. On a l'air si seul ensemble, qu'un vent nous rassemble.
S'accrocher à un sourire, pour faire semblant, dans le gris des villes avoir l'air un peu plus vivant, on s'arrange, on s'invente, avec ce qui nous reste, mais si je saute de là-haut, je m'envole ou je me blesse ?
On a l'air si seul ensemble, nos solitudes se ressemblent. On a l'air si seul ensemble, qu'un vent nous rassemble.